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Après que j’ai changé la roue de son véhicule, l’épouse du diplomate a fait de ma vie un véritable calvaire…

Nous étions en janvier 2008, je résidais à la cité universitaire de Soa, mais je me rendais régulièrement chez ma tante à Bastos. Son époux, un cadre de banque avait acquis cette belle résidence dans ce quartier chic, lorsqu’il était en activité. Après sa retraite, il n’y a vécu que trois ans et est décédé. Mes cousins étaient au Maroc où ils poursuivaient leurs études…

Ma tante y vivait donc avec le personnel de maison. J’empruntais les minibus chaque jour pour me rendre sur le campus de Soa. De temps en temps, je me rendais chez ma tante pour lui dire « un petit bonjour » et je repartais de chez elle avec quelques billets de banque de quoi tenir une ou deux semaines. Elle savait combien la vie en cité était difficile et surtout les nombreux fascicules que je devais acheter dans le cadre de mes études. J’étais inscrits à la Faculté des sciences économiques et de gestion. Pour me rendre chez ma tante après les cours, après que le taxi m’ait laissé en plein carrefour…ne pouvant pénétrer dans ces domaines résidentiels, je bifurquais à gauche la résidence était à 500 mètres environs de la voie principale. Chaque fois que je venais chez ma tante, j’admirais ces belles et cossues demeures qui semblaient inhabitées où tout paraissait calme. Je ne voyais que souvent des vigiles en faction devant ces imposantes demeures. Ils me regardaient avec méfiance pensant avoir affaire à un individu mal intentionné. Mais je ne faisais pas attention. Tantie devait avoir autour de soixante ans mais elle paraissait plus jeune et encore très belle pour son âge.

Un jour je lui ai demandé si elle ne pourrait pas refaire sa vie. Elle a ri et m’a dit qu’à cet âge, elle n’attendait plus rien d’un homme. Elle préférait consacrer le reste de sa vie à prier pour le repos de l’âme de son défunt époux mais aussi pour mes cousins et moi afin que nous puissions devenir des responsables demain. Elle a toujours été femme au foyer mais mari lui avait ouvert des magasins au Centre-ville et à Nkoleton…

Elle faisait de la location de bâches et de chaises pour les cérémonies et exerçait également dans la restauration. De temps en temps à bord de sa voiture, elle se rendait sur le terrain pour voir comment se portaient ses affaires. Un an après le décès de son mari, elle m’a aidé à passer mon permis de conduire. Je la conduisais de temps à autre. Tantie se plaignait de la conduite dans la ville qu’elle trouvait vraiment difficile avec tous ces chauffards en rupture de ban avec le code de la route. Tout se passait très bien entre la petite sœur de ma maman et moi. Elle pensait souvent à maman au village et me remettait de l’argent que je me chargeais de lui faire parvenir.

Un vendredi sur le coup de 16h, je venais conduire ma tante pour faire des courses. Alors que j’étais à une centaine de mètre de la résidence, je tombe au détour de la ruelle sur une grosse Mercedes 4X4 grise aux vitres teintées. Le propriétaire une belle dame de la haute société semblait de mauvaise humeur près du véhicule. Elle parlait à quelqu’un au téléphone en faisant de grands gestes. Elle était très nerveuse. Un coup d’œil sous le véhicule et j’ai tout de suite remarqué qu’une roue était à plat. Je l’ai salué alors qu’elle remettait son téléphone dans son sac à main. Des lunettes de soleil ne permettaient pas de voir son regard mais elle était visiblement hors d’elle. J’osai timidement « Madame vous avez crevé ? Je peux vous aider ? ». Elle baissa les lunettes d’un doigt, me balaya du regard des pieds à la tête, les rajusta et me répondit « C’est gentil de votre part jeune homme, vous êtes mécanicien ? » Je souris et je lui dis « Non madame ». Mais pour changer une roue on n’avait pas besoin d’être un génie de la mécanique. Distraitement, elle m’indiqua le véhicule de la main comme pour me dire « si tu peux faire quelque chose vas-y ». Elle m’ouvrit l’arrière du véhicule ou je sortis tous l’attirail et la roue secours. Je commençais par dévisser les boulons. Elle s’abrita à l’ombre des fleurs d’une résidence et me regarda avec attention. Ensuite avec le cric, je soulevai la voiture, je retirai la roue crevée, mis la roue secours ajusta les boulons et descendis la voiture pour ensuite bien les serrer. Je replaçai la roue dégonflée et tout le reste du matériel dans la coffre. J’avais été très rapide et la dame était impressionnée. Elle ouvrit son sac me tendit un billet de 10.000 FCFA craquant neuf et me remercia. Elle remonta dans la voiture et mit le moteur en marche. J’attendais de la voir reprendre la route avant de continuer mon chemin. Elle klaxonna et baissa les vitres et me fit signe de la main. Elle me demanda ce que je faisais comme travail et si j’habitais le quartier, ensuite si j’avais un numéro de téléphone. Elle le nota dans un calepin qu’elle prit dans la boite à gants ensuite elle remonta les vitres de sa grosse cylindrée et disparut dans la circulation…

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Je touchai le billet neuf dans ma poche l’air satisfait et je me dépêchai vers la résidence de ma tante qui devait certainement commencer à s’impatienter. Je la trouvai prête m’attendant au salon. Elle remarqua les traces de poussières sur mon pantalon au niveau du genou. Je lui fis un bref récit de ce qui venait de se passer à deux pas de chez elle. Elle me dit que j’avais très bien fait surtout qu’il s’agissait d’une femme.

Cela faisait plus d’un un mois que j’avais porté main forte à cette belle dame et elle ne m’avait pas appelé. Je n’espérais d’ailleurs rien en retour. Un samedi matin alors que j’étais dans ma chambre en cité, mon téléphone sonna. Au bout du fil, une voix féminine. Je ne savais pas qui c’était mais la voix se chargea de me rappela les circonstances de notre rencontre et je reconnue mon interlocutrice. C’était la dame à la Mercedes. Elle demanda où j’étais en ce moment et si j’avais quelque chose de prévue. Elle me dit qu’elle voulait vraiment me remercier pour mon acte d’il y a un peu plus d’un mois et voulait que je la rejoigne à Bastos si cela ne me posait pas de problème. Cela ne pouvait pas me poser des problèmes surtout qu’il s’agissait d’aller me faire remercier encore.

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Après une douche rapide, j’enfilai un jean’s noir et un tee-shirt blanc quelques gouttes d’eau de Cologne et je sautai dans un taxi-compteur, direction le quartier Bastos. Je n’osais pas rappeler la dame pour plus de précisions à fournir au chauffeur du taxi. Mon inquiétude sera de courte durée. Alors que nous étions au niveau du rond point Nlongkak, je reçus un message de la dame. Elle m’indiqua clairement comment le chauffeur pouvait retrouver la résidence. Sans difficultés, je retrouvai la demeure de la dame. J’ai sonnai et j’ai aussitôt reconnu la voix de la femme dans l’interphone. Les secondes qui suivirent, je vis le portail s’ouvrir tout seul. Je mis pied dans la cour et aussitôt le portail repris le mouvement contraire.

Ce que je vis me laissa sans voix. La résidence était imposante. Dans le fond, je voyais une grande piscine à l’eau d’un bleu azur et la dame avec une coupe à la main se tenait sur les rebords debout dans une belle robe rouge. Elle me fit signe de venir vers elle. Elle n’avait pas de lunettes cette fois-ci et j’ai pu admirer ses beaux yeux étirés en amande et son joli nez aquilin qui soulignait les traits fins de son visage. Ses lèvres pulpeuses étaient soulignées par un discret rouge à lèvres. Elle était vraiment belle. Elle avait un magnifique teint clair. Elle me précéda au salon avec une démarche altière. La robe faite d’une étoffe fine se plaquait à son corps sous l’effet du vent et laissait deviner de belles courbes fermes. La porte vitrée du salon s’éclipsa quand elle s’en approcha comme le portail principal tout à l’heure ou l’entrée de certains supermarchés de la capitale. L’air conditionné dans sa ce vaste salon vous donnait l’impression d’être dans un paradis terrestre. Les meubles étaient magnifiques. La décoration était discrète et était en harmonie avec le reste de la pièce. La classe. Un énorme écran plasma au mur diffusait des clips et la musique limpide et filtrée sortait je ne sais où et envahissait la pièce. J’étais subjugué. Elle m’offrit à boire et je pris place en face d’elle dans un fauteuil moelleux. J’avais l’impression que j’allais m’y enfoncer totalement tellement il était douillet. Il était à peine 10h. ..

Plus tard, je su qu’elle avait des descendants expatriés qui avaient immigré au Cameroun… et son époux un diplomate était en voyage dans un pays de la sous-région d’où il est originaire. Ils s’étaient rencontré dans le pays de son époux alors qu’elle y était pour un voyage d’affaires et ils ne c’étaient plus quitté. Mais à 43 ans, elle n’avait toujours pas d’enfant pourtant tous les examens indiquaient qu’elle n’avait aucun souci à ce niveau. Elle chercha donc du côté de son époux et surprise ! Ce dernier souffrait d’une maladie contractée dès son enfance et qui ne permettait pas à ses spermatozoïdes de féconder. Mais le médecin leur avait dit qu’avec un peu de chance ils y arriveraient.

Et depuis son époux était sous traitement mais toujours rien. Elle fondit en larmes devant moi et je demeurais là tout gauche ne sachant quoi dire ou quoi faire. J’étais intimidé par la beauté de cette belle dame et ce luxe insolent. Plus tard, elle se ressaisit et me fit signe de la suivre. Elle me fit visiter les autres pièces de la résidence. La boisson qu’elle m’avait servie commençait à me faire une sensation bizarre dans la tête. J’avais l’impression que les murs bougeaient. Je ne supportais pas l’alcool mais je n’avais pas osé le dire à Roxanne, cette ainsi qu’elle se prénommait de peur de la vexer. Je ne savais pas lui dire non… entre temps elle évoqua un voyage à la plage, en bordure de mer…

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Il était 17h quand je me réveillai dans un immense lit. J’étais tout nu sous des draps d’un blanc immaculé. Roxanne en tenue d’Eve était debout au pied du lit un verre de vin à la main me souriant avec malice. Mon Dieu qu’est-ce qu’elle était belle ! Je compris tout de suite ce qui était arrivé. « Tu es une machine toi » me lança-t-elle avant de poursuivre « Jamais un homme ne m’avait fait tant vibrer. J’ai crié à me faire entendre par un malentendant. Heureusement que j’ai renvoyé mes domestiques pour le week-end. » L’époux de Roxanne en plus d’être infertile avait des troubles érectiles et ne parvenait pas à satisfaire son épouse au lit. Et les choses allaient de mal en pis. Contrairement à lui, la nature avait été généreuse avec moi et je donnais un plaisir fou à mes conquêtes. L’une d’entre elle m’avait d’ailleurs surnommé son « étalon sauvage ». 

Le weekend suivant on se retrouva avec Roxanne dans un coin tranquille en ville. Finalement on eut nos habitudes pour des raisons de discrétion. Roxanne mon aînée de plus de dix ans en redemandait. J’étais épuisé mais elle en voulait davantage. Elle était devenue une accroc du sexe. Inutile de vous dire que mon train de vie avait changé. Mais ma vie devenait malheureusement un véritable calvaire. Je m’absentais de plus en plus aux cours. Mes visites devenaient irrégulières chez ma tante qui commençait à se plaindre jusqu’à ce jour où Roxanne me trouva sur le campus… Elle était folle de joie en me tendant un résultat de test de grossesse. Elle attendait mon enfant… mais à l’instant où je pris ce test, je me perdis l’usage de la parole et de ma motricité… elle sourit et s’en alla… Mes camarades essayèrent de me réanimer, je me réveillais 45 jours plus tard et jusqu’à présent moi qui vous écris je ne peux ni parler, ni marcher… je n’ai plus jamais revu Roxanne… je ne sais ce qu’elle est devenue… j’ai tout perdu, alors mon frère , ma sœur ne te laisse jamais charmer par des biens matériels et la luxure…le diable n’est jamais bien loin d’eux.

Patrick Zambo

Rédacteur prolifique spécialisé en journalisme d'investigation, Patrick Zambo a rédigé des contributions pour de nombreux organes de presse nationaux et internationaux. Réputé pour sa rigueur et son impartialité dans le traitement de l'information, il sait faire montre d'une méthodologie à toute épreuve. Contact : patrick.zambo@newsclic.info Tel : +1(415) 800-3517

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