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Bob Marley 39 ans après sa mort: ce que vous ignorez sur la star internationale de Reggae

Qui était Bob Marley?

Bob Marley de son véritable nom Robert Nesta Marley, était un chanteur jamaïcain, auteur-compositeur-interprète, né le 6 février 1945 en Jamaïque (à Rhoden Hall, près de Nine Miles dans la paroisse de Saint Ann) et mort le 11 mai 1981 aux États-Unis (à Miami, en Floride) à l’âge de 36 ans.

Son adolescence jusqu’ en 1962

Adolescent, Bob Marley vit à Trenchtown, quartier pauvre de Kingston. Avec Bunny Wailer et Peter Tosh, il chante des cantiques et succès soul de l’époque, dirigés par leur professeur, Joe Higgings. Bob enregistre ensuite en 1962 son premier titre ska Judge Not. Malheureusement il ne rencontrera aucun succès.

L’aventure avec The Wailers (1963 – 1965)

Le trio forme en 1963, The Teenagers, ajancant le style du ska et du rocksteady, puis choisissent de baptiser leur troupe The Wailers. Les premiers morceaux sont produits par Coxsone, producteur jamaïcain. En Février 1964 ils connaissent du succès succès en Jamaïque avec Simmer Down. C’est ainsi que Marley arrête son métier de soudeur.

Le mouvement rastafari (1966)

Bob Marley va être influencé par Haïlé Sélassié, le roi d’Ethiopie, lorsque celui-ci effectuera une descente en Jamaïque. C’est fort de cette visite que le roi du Reggae va décider d’adopter le style Rasta pour prôner et valoriser l’homme noir dans la société.

Retour dans son village natal (1967)

En raison d’un manque de finances , et une situation dramatique dûe aux disques qui se vendent mal, Bob quitte la ville avec sa femme et ses enfants, pour retourner dans son village natal afin de s’y ressourcer. Entre temps, il continue à enregistrer, sous son propre label, Wail’n.

Rencontre avec Johnny Nash (1968)

Bob va faire la rencontre du chanteur Johnny Nash qui souhaite lancer le style rocksteady aux USA. Ils vont s’engager tous les deux à signer un contrat international avec les disques JAD pour qui Bob écrit de nombreuses chansons inédites. Mais tandis que le succès grandit pour Johnny Nash, va monter en puissance tandis que Bob ne sera que statuette.

Retour aux USA (1969)

Marley décide de retourner auprès de sa mère aux USA toujours sans argent. Il va l’assister en travaillant de nuit dans une usine Chrysler. Sa famille l’y rejoint plutard . Dès son retour en Jamaïque, il fonde les disques Tuff Gong, du nom du ghetto dans lequel il vit, et enregistre des disques avec des musiciens de talent. Mais le succès ne vient toujours pas.

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Rencontre avec Lee Perry (1969)

Le chanteur va solliciter l’aide de son ami Lee Perry, parti en Angleterre. Ce dernier connaît le succès avec la version instrumentale de The Return of Django et accepte de produire le trio vocal Bob Marley and the Wailers. Ils vont même enregistrer ensemble plusieurs morceaux connus.

Une période sombre(1970)

Malheureusement, le succès n’est pas encore au rendez-vous. Pourtant l’enregistrement de chansons avec les musiciens de Leslie Kong, un producteur jamaïcain établi en Angleterre, semble porter ses fruits. Kong a par ailleurs déjà produit les deux premiers 45 tours solo de Bob Marley.

Mort de Leslie Kong (1971)

Or peu de temps après cette collaboration, Leslie Kong meurt et le trio ne reçoit pas ses gains. Les artistes continuent les autoproductions pour leur label Tuff Gong et des séances financées par Lee Perry. Ils travaillent sans relâche, mais sans succès. Jusqu’à ce que l’une de leurs autoproductions Trench Town Rock sorte du lot.

Départ pour Stockholm et rencontre avec Chris Blackwell (1971-1972)

Suite à l’appel de Johnny Nash en 1971, Marley ira à Stockholm. Il écrit plusieurs titres et participe même à la bande annonce d’un film suédois. C’est un vrai succès pour Nash qui signe avec CBS à Londres. Bob Marley signe également. En 1972, Marley envoie au producteur anglais, Chris Blackwell, plusieurs compositions. Ce n’est que neuf ans plus tard que le producteur le repère. Il l’aide alors à conquérir le public rock traditionnel, à améliorer le rendu musical.

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Dissolution du groupe The Wailers(1973)

Blackwell va recommander le groupe à remixer ses deux premiers albums à Londres. Catch a Fire puis Burnin’ sont publiés chez Island sous le nom de Wailers, en 1973. Après une tournée, Bunny Wailer, puis Peter Tosh quittent le groupe. Bob Marley poursuit seul.

La rencontre avec Éric Clapton (1973)

L’artiste rencontre Eric Clapton en Jamaïque. Ce dernier, avec la reprise de I Shot the Sheriff, relance sa carrière, et mène également Bob Marley au premier plan. Le reggae envahit alors toute la planète.

Natty Dread, son 3ème album (1974)

Avec son troisième album, Natty Dread, Marley réalise, seul, une belle œuvre d’art.

No Woman No Cry, son 1er succès internationnal (1975)

Le titre No Woman No Cry, aujourd’hui encore un des plus célèbres de ses titres qui fascine les âmes. Il a été très souvent repris par de grandes stars. Et c’est sa version live qui marquera toujours les esprits

Marley: la cible d’une mort préméditée (1976)

Le 3 décembre 1976, il échappe à une fusillade juste avant son concert en plein air Smile Jamaica. Blessé, il s’en sort. Sa femme Rita, gravement blessée, s’en remettra.

Début de son exil (1977)

Bob Marley sent sa vie en danger mais garde la tête haute participe malgré tout au concert. Estimant qu’il se doit de dénoncer ceux “qui tentent de rendre ce monde mauvais “. Après le concert, il s’exile, quitte la Jamaïque en janvier 1977 pour Londres.

Découverte de son mélanome (1977)

Mais, en juillet 1977, la tournée américaine est stoppée net. Suite à une blessure à l’orteil, Marley découvre qu’il souffre d’un mélanome malin, une maladie de la peau d’une gravité extrême. L’amputation est indispensable, or elle n’est pas réalisée tout de suite ce qui va entraîner de graves complications.

Retour triomphal en Jamaïque (1978)

Avant une grande tournée, Bob décide de revenir au pays natal, en avril 1978. Malgré la guerre civile et la répression, il organise avec le Peace Movement jamaïcain, le One Love Peace Concert, pour réunir et réconcilier les opposants politiques de l’époque, y compris ses propres agresseurs.

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Cancer généralisé (1980)

Mais ses problèmes de santé le rattrapent avec cinq nouvelles tumeurs : son cancer s’est généralisé. Marley garde le secret et poursuit sa tournée au prix de terribles souffrances. Après un malaise, il est transporté à l’hôpital. Ses jours sont comptés, mais il décide de poursuivre la tournée.

Son dernier concert à Pittsburg (1980)

La même année, il chante lors de la cérémonie marquant l’indépendance du Zimbabwe, honneur suprême. Enfin, en septembre 1980, à Pittsburg, il trouve la force de donner son dernier concert. Sa dernière chanson : Redemption song.

Sa mort

Le 11 mai 1981, Bob Marley s’éteint à Miami, à 36 ans. La Jamaïque lui apporte les honneurs, lui offre des funérailles nationales et même l’Ordre du mérite. Artiste exceptionnel et visionnaire, son message de paix et de partage oeuvre encore aujourd’hui. Et bien après sa mort, il demeure l’un des musiciens les plus connus, notamment pour avoir ouvert la porte du reggae à la planète entière et fait découvrir le mouvement rastafari

Bob Marley le père fondateur du chanvre a vendu plus de 200 millions de disques à travers le monde. Ses titres à succès :

  • Get up stand up
  • I shot the sheriff
  • No woman no cry
  • Could you be loved
  • One love
  • Is this love
  • Jamming
  • War
  • Exodus
  • Roots rock reggae

Bob Marley est le chanteur de reggae le plus connu au monde. Il devînt une légende de son vivant, et même après sa mort. Il a réussi à faire connaître à la planète entière le mouvement rastafari et la musique jamaïcaine (dont le reggae).

Maintenant le 11 mai est devenu la journée internationale des chanvristes.

Paule Bao

Paule Bao

Paule Bao est auteur et contributrice professionnelle spécialisée dans sujets liés à la culture, et aux médias. Elle a par ailleurs une expérience dans la presse écrite et parlée, et a eu à animer plusieurs émissions radiophoniques notamment sur Mirror Radio 93.7 FM, basée à Douala. Email : paule.bao@newsclic.info

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