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La CEDEAO suspend le Mali et les idéologues déguisés de France-Afrique crient au scandale

  1. Le 31 mai, la CEDEAO a suspendu le Mali pour coup d’État dans le cadre d’un coup d’État. Le Mali ne reviendra qu’après le rétablissement du régime civil et cette pression va probablement conduire à un régime militaire de courte durée, de sorte que des élections pourraient avoir lieu en février 2022. Cette intervention ferme est conforme à notre observation passée que si la France- L’Afrique sont les États les plus arriérés d’Afrique en termes de démocratie constitutionnelle multipartite, ces États France-Afrique d’Afrique de l’Ouest sont susceptibles de sortir de cette servitude idéologique française en raison de la présence de la CEDEAO, où les valeurs anglo-protestantes influencent l’adoption des idées de constitutionnalité régner.
  2. Rien n’est plus choquant que de voir les larmes de certains idéologues cachés de France-Afrique au Cameroun qui se comprennent se battre pour le changement. Ces Camerounais de l’Est, ainsi que certains Camerounais de l’Ouest francisés, affirment que la CEDEAO n’aurait pas dû suspendre le Mali. Ils applaudissent le coup d’État comme une libération. Ils conseillent en outre aux Maliens d’aller vers les Russes qu’ils nous présentent comme les nouveaux sauveurs de France-Afrique.
  3. Le comportement de ces idéologues France-Afrique porte sur le problème du Cameroun occidental. Ces Camerounais de l’Est, autant qu’ils prétendent lutter contre le France-africanisme, ont été allaités avec la même règle anticonstitutionnelle qui est au centre de la misère en France-Afrique. Nous sommes dans une bataille politique très dure dans l’ouest du Cameroun entre séparatistes et fédéralistes pleins d’espoir.

3.1. Les fédéralistes veulent préserver un Cameroun uni, restaurer le système fédéral et promouvoir la démocratie constitutionnelle multipartite dans tout le Cameroun uni, sinon toute l’Afrique centrale. Ils sont convaincus que c’est une bonne chose et que la bataille peut être gagnée.

3.2. Les séparatistes ont deux arguments curieux. Premièrement, ils disent que nos cultures sont trop différentes qu’il est préférable que l’Occident se sépare en un État indépendant. Ils ne croient pas un seul instant que les Orientaux peuvent être changés en matière de culture politique. Ils rejettent la culture politique de l’Est et ses tendances maginalisatrices et assimilatrices. Mais deuxièmement, les séparatistes disent qu’il est inhumain d’essayer de changer les Camerounais de l’Est et leur culture politique. Ils disent que nous n’avons pas le droit de leur refuser la beauté de la culture France-Afrique. En fait, ils accusent les fédéralistes de suprématie culturelle. Ils disent que si nous nous opposons à l’influence de la culture politique du Cameroun oriental sur le Cameroun occidental, nous avons tort d’essayer de promouvoir la culture protestante anglo qui définit le Cameroun occidental auprès des orientaux qui pensent et rêvent à la France-Afrique. Les circonstances en France-Afrique vont donc influencer la dynamique du débat fédéraliste-séparatiste à l’ouest du Cameroun.

3.3. Nous, du côté fédéraliste, pensons que si les valeurs politiques que nous promouvons sont d’origine anglo-protestante, elles visent le bonheur de tous les hommes et toutes les femmes. Ils ne sont donc pas limités à une culture particulière. Ces valeurs marquent la modernité que produisent les Lumières protestantes. Cela a été possible grâce à une haute considération pour la liberté, des sentiments bienveillants, la théorie de la paix en tant que justice et la suprématie de la primauté du droit et de la constitution sur le leadership héroïque. Nous avons donc raison de promouvoir ces valeurs auprès des Camerounais de l’Est et, en fait, de la Centrafrique et de toute la France-Afrique comme le fait la CEDEAO. Nous ne pouvons accepter que la maladie acquise du France-africanisme garantisse à jamais la misère des États France-Afrique. Cet acquis s’élève à une condition génétique. Haïti et la Jamaïque sont des pays pauvres mais le premier, plus que le second. Il en est ainsi malgré le récit glorieux habituel de la façon dont les Haïtiens ont expulsé les Français. C’était trop tard; dans leurs institutions éducatives et religieuses, le gène de la politique française avait évolué. Les Jamaïcains, sans être parfaitement gouvernés, ne jetaient pas le bébé avec l’eau du bain. C’est l’essence de toutes les colonies anglo-protestantes – les maîtres les laissent en paix mais laissent également le sentiment de liberté, de bons sentiments, de primauté du droit et de constitutions. Cet évangile, nous devons le répandre dans toute l’Afrique.
On comprend mieux pourquoi le rejet populaire de M. Biya ne peut pas se traduire par une démission suivie d’un processus constitutionnel. Les conseillers de M. Kamto sont fans des révolutions radicales France-Afrique. La clé pour qu’une révolution radicale les intéresse, c’est qu’elle soit rejetée par la France. Parce que la France est contre le coup d’État au Mali, les idéologues sans méfiance embrassent donc le coup d’État et condamnent la CEDEAO pour avoir suspendu le Mali.

  1. Certains arguments sont avancés par ces idéologues France-Afrique qui sont aussi anti-Biya.
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4.1. Ils disent que la CEDEAO n’a pas sanctionné la Côte d’Ivoire et la Guinée qui ont violé leurs constitutions et ont permis à leurs présidents dictatoriaux France-Afrique de briguer un troisième mandat. Ils trouvent donc incohérente la suspension du Mali en raison d’un coup d’État.

4.2. Deux arguments peuvent être avancés pour défendre la CEDEAO. Le premier est le comportement confus des citoyens de Guinée et de Côte d’Ivoire. Le second concerne les différents impacts des transgressions internes sur les démocraties constitutionnelles voisines.

4.3. Les citoyens de France-Afrique ne savent pas lutter contre l’autocratie par la constitution. En fait, M. Kamto et ses partisans au Cameroun ont aussi peu de vue sur la constitution que les Biyaistes qui dirigent le pays au sol. Alors que les Guinéens ont tenté de contrer les élections, ils n’étaient pas assez unis pour s’opposer vigoureusement à la révision constitutionnelle et rejeter les élections. Au Niger, c’est grâce au regard visionnaire du président sortant que la constitution a été respectée. Certains des citoyens France-Afrique de ce pays ont flatté le président sortant d’éloges comme étant le meilleur dirigeant, qui devrait briguer un troisième mandat. Ce genre de pensée inconstitutionnelle est endémique en France-Afrique, donc le peuple ne peut pas défendre la constitution. En Côte d’Ivoire, l’un des militants du Cameroun oriental a été fortement impliqué dans la réponse à une violation constitutionnelle par une autre violation constitutionnelle. Au lieu de simplement protester contre le boycott des élections, d’appeler à de nouvelles élections et de respecter les constitutions, les idéologues de France-Afrique ont mis en place un gouvernement de transition illégal. Les instruments de l’État étant aux mains du titulaire, ce gouvernement fut facilement dissous. Si l’armée était intervenue pour aider le gouvernement de transition illégal, ces idéologues France-Afrique auraient également célébré. Voyant cette incohérence, alors on ne peut reprocher à la CEDEAO d’avoir attendu de voir où les citoyens menaient le combat. La vérité est qu’à moins de lutter constitutionnellement, il est difficile de maintenir la cacophonie des révolutions France-Afrique qui confinent toujours à la domination de la foule ou au diviser pour régner.

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4.4. Un coup d’État est différent de la violation des limites de mandat qui devient tolérée par les citoyens de ce pays.

Les États voisins de la CEDEAO sont moins touchés par la violation des limites de mandat. Ce non-sens ne peut pas arriver au Nigeria ou au Ghana. Ainsi, il s’agit en quelque sorte d’une culture inoffensive des États voisins France-Afrique. Mais les coups d’État ont un moyen d’influencer le régime inconstitutionnel dans les États voisins. Les civils ont du mal à lutter contre de telles violations. C’est donc d’une nature plus grave le coup d’État au Mali. Le coup d’État de 1966 au Nigeria aurait été inspiré par le succès de Nasser dans la lointaine Égypte. Il est donc dans l’intérêt personnel des États de la CEDEAO de suspendre le Mali et d’envoyer un message clair à leurs propres militaires que seul le régime civil constitutionnel est autorisé dans leur espace ouest-africain. Ces belles distinctions échappent à nos idéologues France-Afrique qui ne se lassent pas de la glorification des putschistes au Mali.

  1. La Russie est un prolongement de France-Afrique

5.1. L’idée que le Mali et l’Afrique centrale seraient un paradis s’ils se tournaient vers la Russie repose sur l’ignorance. Cet auteur a vécu en Russie. Il a vu Boris Eltsine à la présidence et le transfert à M. Poutine. Il est difficile de dire qui de ces deux était le meilleur pour la Russie.

5.2. Boris Eltsine a arrêté le coup d’État qui a tenté de renverser Gorbatchev. Il a profité de la disposition sur la sécession dans la constitution soviétique, a encouragé l’Ukraine et la Biélorussie à rejoindre la Russie et à se séparer de l’URSS. Cela a fait tomber le système communiste.

5.3. M. Eltsine a introduit le socialisme libéral en Russie. Il établit les gouvernorats des régions. Boris Nemtsov, le premier gouverneur de Nijni Novgorod, sera ensuite abattu en plein jour à Moscou par des tueurs rémunérés. Ces tueurs ne sont pas mais pas leur employeur, largement considéré comme le régime de Poutine. Navalnvy, le porte-parole de l’opposition, se remet d’un poison. D’autres n’ont pas eu cette chance. Ils sont morts sous Poutine. Il est dangereux de critiquer le gouvernement de la Russie de M. Poutine.

5.4. Les Russes sont de bonnes personnes, avec une bonne tradition de science et de technologie, de littérature et de musique. Mais ce ne sont pas des modèles politiques pour l’Afrique. Leur utilisation de méthodes inhumaines dans les guerres internationales attire la condamnation d’une coalition beaucoup plus large que ce ne devrait être le cas. La dernière chose qu’un État africain veut faire est de passer sous le contrôle d’un État qui est détesté par beaucoup pour des raisons qui semblent logiques. Le monde attend que la Russie mette en scène la beauté de sa culture, de sa science et de sa technologie. M. Poutine utilise la confrontation à l’étranger pour tromper les gens dont la vie ne peut pas être améliorée par sa politique. La Russie continue d’avoir des difficultés à percevoir les impôts et à améliorer la démocratie constitutionnelle. M. Poutine a d’abord tenté de retirer aux régions le droit d’élire leurs gouverneurs. Heureusement, cela a maintenant été abandonné. L’idée d’un gouvernement fédéral en Russie n’est pas un produit de la pensée politique en soi, elle vient de la nature décentralisée des religions de la Russie, de l’islam et du christianisme orthodoxe.

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5.5. Quand on laisse de côté le bagage qui accompagne une alliance avec la Russie en tant que garant politique, on voit que la Russie est bien un pays France-Afrique. Le peuple russe tient la France et les idées françaises en très haute estime. Les égalitaristes protestants sont un peu trop ternes et simplistes pour eux. Ils ne peuvent pas saisir le bonheur de ces États protestants. C’est le faste de la France et le pouvoir centralisé de sa présidence que la Russie admire. Il fut un temps où il était plus respectable de parler français en Russie que russe lui-même – jusqu’à ce que le grand poète d’origine camerounaise change cela. L’un des nôtres, originaire de la région du logone dans l’ancien empire de Kotoko, a donné à la Russie celui qui a élevé sa langue au rang de poésie. Mais ne nous laissons pas berner par le style politique et l’admiration pour la vanité de tout ce qui brille, la Russie est 100% France-Afrique. Tout basculement de la France vers la Russie est interne à la culture politique.

La Russie est loin devant l’Afrique dans les domaines de la science, de la technologie, de l’industrie, de la musique artistique et d’autres aspects culturels. Mais en ce qui concerne la politique, ils sont dans la ligue France-Afrique. Peut-être qu’après Poutine, la Russie verra plus clairement la lumière de la modernité évoquée par le régime de l’Église orthodoxe décentralisée qui a amené la pensée fédéraliste en Russie. Mais la démocratie constitutionnelle multipartite compétitive n’a pas encore effacé le mimétisme de la Russie tsariste, quelque chose d’assez éloigné des aspirations de la modernité. Puissions-nous rêver avec les citoyens russes ordinaires plutôt exposer notre ignorance de la politique de la Russie avec des invitations à bras ouverts. L’Afrique devrait faire des affaires avec la Russie ; ils ont beaucoup à offrir. Mais aucun État africain ne devrait rechercher l’un d’entre eux comme garant de ce que les gens qui valorisent le constitutionnalisme peuvent faire pour eux-mêmes. Nous n’avons pas besoin de nouveaux maîtres ou d’hommes forts ; nous ne devrions pas hériter de problèmes étrangers comme Lumumba l’a fait. Chine, Russie, États-Unis, Royaume-Uni, etc. sont de bons partenaires mais pas des mentors ou des garants politiques.

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Ulrich Nguena

Ulrich Nguena est un auteur et rédacteur spécialisé dans les chroniques sportives. Doté d'une maîtrise transversale des sujets d'actualité, il a, à son actif de nombreuses contributions dans la presse écrite, et les blogs sportifs.

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