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L’ecrivain Patrice Nganang, pointe du doigt Maurice Kamto: « Kamto n’a pas de respect pour la vie des camerounais »

Suite à la sortie de l’ancien président autoproclamé de l’Ambazonie, Sisiku Ayuk Tabe, par correspondance depuis la prison centrale de Kondengui, les commentaires vont bon train au Cameroun. L’écrivain Patrice Nganang a donné son avis sur la lettre écrite fait un commentaire de la lettre écrite par le chef séparatiste ambazonien, avec un « clin d’œil » au président du MRC, Maurice Kamto.
« Sisiku Ayuk Tabe ne peut pas écrire une lettre comme celle venue de Kondengui parce que sa parole est présidentielle – Kamto en sait quelque chose lui qui se dit élu, et par pur calcul politicien il a prononcé son nom plusieurs fois depuis Montreal », soutient Patrice Nganang sur sa page Facebook. « Le désaveu est donc venu de Wilfried Tassang, celui qui était déjà au cœur du Consortium lors du lancement de la crise anglophone en novembre 2016, à Buea, qui tenait la branche des écoles, des enseignants donc, et sur la responsabilité de qui repose le boycott des écoles qui fonctionne encore – boycott qui a tout lancé en fait, en embrasant le terrain comme les avocats derrière Agbor Balla étaient incapables de le faire », poursuit l’écrivain.

LIRE :  « La conquête du pouvoir par Maurice Kamto se fera par le sang. » : Marthe Cécile Miccza

Une certaine légitimité pour parler de la crise anglophone
Ce dernier s’interroge sur la légitimité à accorder à ceux qui évoquent la crise anglophone. « Qui a la légitimité pour parler de la crise anglophone – celle donc qui fait que les occidentaux puissent peser de leur balance sur le pouvoir camerounais, ou au mieux le pousser vers la porte. Qui a la légitimité pour parler de la crise anglophone ? », se demande-t-il.

« Je pense que Maurice Kamto sous-estime le sang des Camerounais – depuis février 2008, et il était alors vice-ministre de la justice. Je pense en fait qu’il n’a pas de respect pour la vie des Camerounais – et donc, pour la justice à rendre aux victimes. C’est une question de caractère (…) La question la plus urgente de notre pays c’est en effet la Justice, la justice et la justice. Maurice Kamto n’a jamais eu le courage de prononcer le mot ‘génocide’ en se référant au Cameroun, depuis sa sortie de prison. Nulle personne ne peut le remarquer plus clairement que la victime – Anglophone -, et surtout trouver extraordinaire qu’il, que Kamto donc, essaye d’établir une distinction entre les bons et les mauvais Anglophones – comme le gouvernement de Biya », déclare Patrice Nganang.

Davidson Ngomengom

Davidson Ngomengom est un auteur et rédacteur spécialisé dans les chroniques sportives. Doté d'une maîtrise transversale des sujets d'actualité, il a, à son actif de nombreuses contributions dans la presse écrite, et les blogs sportifs. Email : ngomengom.davidson@newsclic.info Tel : (237) 666 885 340

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