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Longue Longue tacle sévèrement le régime dans…

Dans un nouveau single qui tient les internautes en haleine depuis quelques heures, l’auteur de « Ayo africa » critique la longévité, l’égoïsme et la boulimie du pouvoir.

Longuè Longuè a encore frappé un grand coup. L’auteur de « Ayo africa » vient de dévoiler un nouveau single. Cette chanson de 4 mn 15 secondes dénonce les errements du système gouvernant et l’envie sans cesse croissant de reste accroché au pouvoir. « Ma liberté de penser ne changera jamais », prévient l’artiste d’entrée. Toujours égal à lui-même, il n’y va pas de main morte. « Ils sont au pouvoir depuis des années. Ils ont confisqué le pouvoir pour eux seuls.

En dehors d’eux, personne ne doit diriger. Les gars ont le gros cœur. Yaoundé, c’est la capitale de la mafia ; Yaoundé c’est la capitale du détournement ; l’égoïsme et la boulimie du pouvoir », peut-on écouter. Des dénonciations à haute voix, qu’il assume dans un rythme dansant. Face à ce qu’il considère « d’hyper-centrisme », Longuè Longuè monte au créneau en dénonçant cette manière de gérer la cité. « On les a suppliés de décentraliser, ils ont décidé que tout passe par Yaoundé.

Pour construire l’école à Bamenda, il faut l’accord de Yaoundé ; pour construire l’école à Yabassi, il faut l’accord de Yaoundé ; pour construire la route à Ngaoundéré, il faut l’accord de Yaoundé ; pour construire le marché à Foumban, il faut l’accord de Yaoundé. Quand Yaoundé respire le Cameroun vie. Ils veulent tout contrôler c’est pour ça que les gars ne veulent par décentraliser ». Et d’ajouter : « Ils sont au pouvoir depuis très longtemps, et en plus ils veulent se faire succéder. Ils sont fatigués au lieu d’aller se reposer. Ils ont la boulimie du pouvoir », dénonce l’artiste.

L’engagement a toujours été l’un des marqueurs du style musical de Longuè Longuè. De « Ayo africa » à « Privatiser », il va en guerre contre les errements du pouvoir de Yaoundé. « Le libérateur » est applaudit à tout rompre dans les réseaux sociaux. « Enfin on retrouve notre Longuè Longuè d’avant. Le libérateur libéré », commente Morobby Klein ou encore « Merci le libérateur pour cette vérité », écrit Tekuafo Berman. Certains internautes sous un ton moqueur invitent l’artiste à ne pas pleurnicher après. « Le problème c’est qu’après il va encore pleurer en demandant pardon », commente François Tolo. Pour Merlain DT : « C’est sûr qu’il n’est plus au Cameroun si non cette fois, il ira en prison ».

Chacun y va de son commentaire après l’écoute de cette chanson de Longkana Agno Simon de son nom d’artiste Longuè Longuè. Rappelons tout de même qu’une loi portant Code général des collectivités territoriales décentralisées a été promulguée par le président Paul Biya. Des maires de ville ont été également élus dans les 14 grandes villes du pays.

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Davidson Ngomengom

Davidson Ngomengom est un auteur et rédacteur spécialisé dans les chroniques sportives. Doté d'une maîtrise transversale des sujets d'actualité, il a, à son actif de nombreuses contributions dans la presse écrite, et les blogs sportifs. Email : ngomengom.davidson@newsclic.info Tel : (237) 666 885 340

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