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Mort de Covid-19 depuis le 12 Mai, son cadavre est toujours plaqué au couloir de l’hôpital…

Ayant été admis à l’hôpital Jamot pour problème respiratoire où il va rendre l’âme le 12 Mai des suites de Covid-19 selon le diagnostic des médecins, Joseph Djemo se retrouve toujours entre les allées de l’hôpital en attente d’une inhumation digne de ce nom.

Le directeur de publication du journal « Crises et Solutions », Joseph Djemo, fait la une des journaux et des réseaux sociaux depuis son decès. En effet,une importante mobilisation du Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc) s’est faite ressentir depuis la perte de leur confrère. Les membres du mouvement attesteraient que le corps du journaliste est toujours en attente de prise en charge car il s’agit là d’un « d’un règlement de compte visant à punir Joseph Djemo et toute la corporation des journalistes, de la liberté de ton dont ils font preuve, depuis le déclenchement de cette pandémie »

Une thèse qui semble être contredite par celle des médecins de l’hôpital, car ceux-ci relèvent la version selon laquelle le motif de la non prise en charge du corps serait du à l’attente de la confirmation des tests de Covid-19 car semble-t-il, il serait mort sans avoir eu à passer le test de Covid-19.

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Par ailleurs des voix se sont levées pour qualifier le traitement ignoble et totalement désintéressé qu’a subi le journaliste pendant son séjour à l’hôpital. Parmi ces voix, celle de la veuve qui s’est exprimée en révélant que le manque d’oxygène serait là, la cause réelle de son décès. Elle va plus loin en signifiant que l’infirmière lui aurait mal placé la bombone d’oxygène qui était donc sans effet positif et favorable sur le patient pendant plus de 4h. Et ce n’est qu’à l’arrivée du médecin Fopa, qui va constater le mauvais maniement et vite s’empresser de replacer convenablement la bombone que le journaliste rendra l’âme 30 minutes plus tard.

Le Snjc à traver la voix de son secrétaire national à la communication, Charles Ngah Nforgang. S’est indigné ce 16 Mai 2020 face au traitement répugnant qu’on inflige à la dépouille du joirnaliste. Et à celui-ci de marteler sans arrêt : « même morts, les journalistes ont eux aussi droit au respect de la dignité inhérente à la personne humaine »

Une situation qui émoie toute une communauté, des internautes, une famille, une veuve et ses quatre enfants, toujours en attente de celui-là qui fut dans ce monde où chaque jour “la dignité de l’Homme est bafouée”

Paule Bao

Paule B

Paule est auteur et contributrice professionnelle spécialisée dans sujets liés à la culture, et aux médias. Elle a par ailleurs une expérience dans la presse écrite et parlée, et a eu à animer plusieurs émissions radiophoniques notamment sur Mirror Radio 93.7 FM, basée à Douala.

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