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Ndokoti: au cœur de la question d’un réel confinement

Depuis la propagation du virus au Cameroun, le Gouvernement s’est acharné contre vents et marées à stopper cette propagation et à éradiquer ce virus mortel. Et une des barrières qui avait été prise depuis le 17 Mars dernier, était la fermeture à partir de 18h de tous les debits de boissons, les points de losirs, les espaces jeux, les commerces, etc.

Malheureusement on continue de s’interroger sur l’application de cette loi édictée. Quand on sillonne les rues de Douala, à 18h, c’est plutôt l’heure d’ouverture dans certains points de vente, les commerçants qui négocient leur dernier marché, les amis qui se retrouvent dans des points qui paraissent à vu d’œil fermés, etc. Il est difficile de savoir s’il s’agit là d’une insouciance face à la pandémie qui est présente ou d’un bafouement des règles des Gouvernants.

Carrefour Ndokoti: il est 18h, le ciel qui laisse transparaître sa dernière lueur d’éclat, les taximen et beskineurs sous leur allure fière à travers leurs masques parfois arborés parfois non, s’empressent de former des “bouchons” car au pays “Tout le monde est pressé “. Pour nos moto-boys, il est impossible de faire moins de chahut lorsqu’ un client s’entête à faire respecter la règle du “non-bachement”, car n’ayant pas les moyens… qu’importe ? Il est à la « chasse »; une quête de potentiels clients pouvant “équilibrer la balance “.

Le Gouvernement a dit 18h! Pour les commerçants il faut pointer! C’est l’heure à laquelle Monsieur Abena s’arrête pour emporter quelques fruits à la maison, mieux encore… Madame Kenfack, ayant aperçu un bon régime de plantains à un prix compétitif se faufile pour emporter rapidement le précieux sésame… Pour nos amis « yorobo » de la Swagg, le vêtement n’a pas d’heure ni de saison! Il est donc impératif de toujours bien achalander son étale, improvisée sur le trottoir, pour captiver l’attention d’un client succeptible de passer à un achat impulsif…. face à tout ceci, des policiers parfois trop occupés à rétablir l’ordre d’une circulation qui craint… semblent s’y accoutumer.

Heureusement à côté, il y a ceux-là pour qui la vie n’a pas de prix! A 17h30, les marchandises sont déjà bien stockées et après un petit coup de balai, un dernier passage des mains à la case eau et savon, et c’est parti pour un retour à la routine vers le chemin de la maison! Pour un confinement parfois ennuyeux, parfois en mode tourtereaux pour les plus chanceux… le plus important c’est de pouvoir “Etre Chez Soi” !

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Paule Bao

Paule B

Paule est auteur et contributrice professionnelle spécialisée dans sujets liés à la culture, et aux médias. Elle a par ailleurs une expérience dans la presse écrite et parlée, et a eu à animer plusieurs émissions radiophoniques notamment sur Mirror Radio 93.7 FM, basée à Douala.

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